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19/04/2016

Actions européennes : bilan 1er trimestre 2016


Un trimestre chahuté mais finalement porteur d’espoir

Les marchés actions ont connu une forte volatilité au cours du premier trimestre, avec une baisse marquée sur les 6 premières semaines de l’année conduisant à un important repli, de -15% par exemple sur le CAC 40 au point bas le 11 février 2016. Depuis, les marchés se sont ressaisis, même s’ils sont encore en deçà de leur niveau de début d’année.

Plusieurs facteurs ont participé à ce mouvement de yoyo :

  • La forte baisse des prix du pétrole, avec un point bas de 31$ le baril de WTI le 20 janvier 2016. Cette baisse a pu alimenter des craintes sur le niveau final de la demande énergétique et donc sur l’état de l’économie mondiale. Elle a de plus suscité de nombreuses interrogations sur le risque de faillites multiples dans le secteur, avec une contamination possible au marché du crédit. Depuis, les prix du pétrole ont rebondi, notamment grâce à la baisse de production du secteur du pétrole de schiste aux Etats-Unis.
  • La Chine a inquiété également les opérateurs, avec des doutes sur la croissance et la solidité de son système financier. La légère baisse du yuan a dans ce contexte exacerbé les inquiétudes sur des dévaluations compétitives ultérieures de la devise chinoise. Depuis, la relance fiscale et monétaire semble avoir stabilisé la conjoncture domestique. S’il est clair depuis déjà quelques temps que la Chine ne sera plus la locomotive de la croissance mondiale, il est également probable que les autorités chinoises ont à leur disposition les leviers suffisants pour accompagner la mutation de ce pays vers une économie plus orientée vers le consommateur et les services (et moins sur la production industrielle).
  • Les Banques Centrales ont également su répondre aux inquiétudes des investisseurs. La Réserve Fédérale Américaine, confrontée aux chiffres de croissance décevants de l’économie américaine et aux turbulences des marchés financiers, a assoupli son discours. Une éventuelle remontée des taux courts outre atlantique ne se fera que si les conditions le permettent. La BCE (Banque Centrale Européenne) a pour sa part encore assoupli sa politique monétaire. Elle a notamment augmenté son plan de rachat d’actifs en taille et en durée, et abaissé encore un peu plus ses taux directeurs dans le négatif.


Les actions évoluent donc dans un environnement macro-économique perturbé et porteur de risques, mais le pire n’est jamais certain ! L’effet moutonnier des investisseurs vis-à-vis des nouvelles macroéconomiques laisse de la place aux gérants fondamentaux pour acheter des titres délaissés.


C’est tout l’enjeu de notre méthode M.U.S.T.® de saisir les opportunités d’achat de sociétés fortement créatrices de valeur à des prix attractifs. Les fonds de Roche-Brune se sont généralement bien comportés au cours du trimestre. Ils ont certes subi la baisse générale du marché du début d’année sans créer d’alpha. Par contre, ils ont été en mesure de surperformer leur indice de référence lorsque les marchés sont devenus plus discriminants sur la seconde moitié du trimestre, une fois que les craintes ont commencé à refluer. Les valeurs qui ont été introduites ou dont la pondération a été renforcée dans les portefeuilles par l’équipe de gestion vers la fin février se sont d’ailleurs généralement très bien comportées depuis.

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