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24/06/2016

Notre gestion face au Brexit en 4 questions


Les marchés ont répondu au choc du Brexit par un choc sur les devises, avec la livre anglaise, puis l’euro, et inversement une revalorisation des valeurs refuge traditionnelles : dollar, or, yen japonais et franc suisse.

Dans les périodes d’incertitude sur les marchés d’actions, il est toujours bon de se recentrer sur ses convictions :


La porte de sortie étant aujourd’hui grande ouverte, c’est une opportunité pour faire ses courses à bas prix à l’instar des contre-chocs après le krach de 1987, l’invasion du Koweit par l’Irak en 1990, l’attentat du World Trade Center en 2001, la chute de Lehman en 2008, les incertitudes sur la zone euro en 2011.


Les banques centrales vont maintenir voire renforcer leur politique monétaire accommodante pour un temps plus long que ce qui était anticipé encore hier. L’effet de ressort sera moins fort toutefois.


Les sociétés les plus solides profiteront de cette période compliquée pour se renforcer, en profitant du repli des acteurs les plus faibles en panne de financement, ou par exemple en achetant des concurrents. Le monde bouge rapidement, mais notre métier est justement de positionner vos investissements sur les sociétés dont la trajectoire de création de valeur sortira renforcée ! En matière d’exposition nous recommandons de surpondérer la France, d’être neutre sur l’Allemagne et sous-pondéré sur le Royaume-Uni. De façon générale, il est important de rester sous-pondéré en financières, qui partagent un mauvais avenir en termes de rentabilité et d’exigence de fonds propres.


1 - Impacts immédiats sur les fonds ?


Séance boursière du vendredi 24 juin 2016
Impact consolidé de la variation de la valeur boursière des
titres en portefeuilles :

A noter que les marchés finlandais et suédois étaient fermés
pour cause de jour férié.


2 - Positionnement des portefeuilles avant le Brexit ?

Réduction de l’exposition UK sur les 18 derniers mois de 28% à 12%.

La lecture microéconomique des entreprises nous a conduit, depuis 18 mois, à privilégier progressivement la France par rapport au Royaume-Uni. Les fondamentaux des entreprises indiquent une meilleure santé des entreprises françaises que des entreprises britanniques. Le Brexit va accélérer ce différentiel de qualité.
Si le marché a subi un choc psychologique et politique, plutôt qu’économique, les sociétés britanniques intègrent déjà depuis de nombreux mois ce risque de Brexit. D’ailleurs, aujourd’hui, si l’on exclut l’effet de change, le FTSE 100 en livres n’a baissé que de -2.76% contre -7.02% pour le STOXX Europe 600 PI (source Bloomberg).


3 - Quelle est l’exposition aux financières ?

Conformément à notre construction de portefeuille, l’exposition aux valeurs financières est pilotée sans recours à la sélection de valeurs, via des ETF banque et assurance.
A la veille du Brexit, notre exposition à ce secteur était de 9% pour les stratégies Europe/Euro contre 22% pour leur indice de référence. S’agissant de notre stratégie globale, cette
exposition était limitée à 2% contre 21% pour son indice de référence.


4 - Ajustements éventuels des portefeuilles suite au Brexit ?

Nous avons amorcé une réduction du nombre de lignes dans tous nos portefeuilles pour favoriser nos convictions les plus fortes, stratégie qui pourrait s’accélérer en fonction des opportunités de prix sur nos valeurs de qualité.
Ces opérations se font à la faveur de souscriptions ou d’arbitrages.
Quoi qu’il arrive, nous sommes optimistes, non parce que le Brexit a eu lieu, mais parce que la baisse du marché est une opportunité pour entrer ou se renforcer progressivement sur les sociétés « bien gouvernées » qui ont entrepris sur les 5 dernières années un formidable effort de rentabilité d’exploitation, de génération d’auto-financement et qui affichent un bilan solide.