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19/06/2018

Que deviennent les entreprises après leur entrée ou leur sortie du CAC 40 ?


Article entier " Les Echos " que vous pourrez retrouver sur le lien suivant :

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-fi...

" C’est fait. Depuis lundi, Hermès est entré dans l’indice CAC 40 en lieu et place de Lafarge-Holcim. Hermès est la 95e valeur à intégrer l’indice phare de la Bourse de Paris, alors qu’avec la sortie du cimentier elles ne sont plus que 11 sociétés à n’avoir jamais quitté le CAC 40. C’est aussi le 17e mouvement à l’intérieur de l’indice depuis dix ans, sachant que certains groupes ont fait des allers-retours au gré de leur fortune boursière.
Celle de Lafarge était fortement déclinante (–24 % depuis la fusion avec Holcim), quand Hermès était depuis des années sur une pente ascendante (+62 % sur la même période). Mais que deviennent les entreprises après leur entrée ou leur sortie du CAC 40 ? Restent-elles en haut de l’affiche ou plongent-elles dans les profondeurs du classement au sein de la cote parisienne. La société de gestion Roche-Brune AM s’est penchée sur le sujet et s’est amusée à analyser l’évolution des valeurs de l’indice CAC 40 sur dix ans, pour mesurer la performance de l’« indice boursier France » par excellence, à l’aune des valeurs qui sont entrées dans cet indice de référence et de celles qui en sont sorties.
Le bilan est sans appel. Si, depuis mai 2008, au début de la crise financière (cette année-là l’indice a perdu 42 % de sa valeur), le
CAC 40 a enregistré une performance annuelle moyenne positive de 3,6 %, dividendes réinvestis, cette performance positive est avant tout dû au « talent de l’entraîneur », à savoir le Conseil scientifique des indices, qui a modifié à plusieurs reprises la...


Récompense ou sanction

A l’inverse, sur la même période, les sortantes affichent une performance annualisée, moyenne pondérée, négative à –10,7 % par an ! « C’est le grand écart entre les entrées et les sorties (22 %), et la preuve qu’il n’y a pas de collectif gagnant, sans sélection individuelle prometteuse. Bravo au flair du sélectionneur, qui a su remplacer les sortants, moins performants, par des entrants en plus grande forme, permettant ainsi au CAC 40 d’évoluer aujourd’hui sur ses plus hauts historiques. » Car en prenant en compte les dividendes réinvestis, l’indice CAC 40 Total Return est proche de son record du 22 mai dernier.

A l’image des performances boursières divergentes entre Hermès et LafargeHolcim, l’intégration ou la sortie d’un indice boursier
vedette peut être perçue comme une sanction ou au contraire la récompense d’un parcours boursier. Bruno Fine préfère, lui, parler « d’un..."